Partout au Canada, des personnes consacrent des dizaines d’années au service de leurs communautés. Leurs contributions désintéressées tout au long de leur vie méritent d’être célébrées. Chaque année, les Prix pour le bénévolat du Canada récompensent un individu très méritant dans la catégorie de « l’engagement de toute une vie ». Nommée en l’honneur de Thérèse Casgrain, cette catégorie de prix récompense des personnes inspirantes qui ont consacré vingt ans ou plus au service de leurs communautés. Voici les contributions de deux des lauréats dans cette catégorie :

Même à plus de 80 ans, Harold Empey continue de travailler au bien-être des gens de sa province. Ce Saskatchewanais a consacré d’innombrables heures à améliorer la vie des gens de quelque manière que ce soit. Harold a débuté sa carrière de bénévolat dans les années 1950 dans un service d’incendie, et depuis, il a fait du bénévolat dans le cadre de politique locale et de campagnes internationales de santé.

Au cours des dernières années, Harold a créé le cartable « Just in Case », une ressource conçue pour éduquer et guider les gens dans la planification préalable, lorsqu’ils doivent agir au nom d’une personne en cas d’urgence, d’incapacité ou de décès. Le programme complet a été réalisé en l’honneur de sa défunte épouse et de son fils. À ce jour, Harold a vendu plus de 12 000 cartables, a tenu d’innombrables séances d’information gratuites et a recueilli plus de 200 000 $ pour des organismes de bienfaisance.

Harold croit que l’on peut donner de n’importe quelle petite façon et il a été reconnu à maintes reprises pour son engagement envers la collectivité. L’esprit d’entreprise d’Harold, combiné à son intégrité, à son engagement à servir et à son respect continu de ses engagements, fait de lui un leader communautaire des plus inspirants.

En 1984, alors qu’il était professeur et chercheur en mathématiques à l’Université Laval, M. Jean-Marie De Koninck devenait l’entraineur des nageurs et nageuses de l’équipe de l’école. Il s’est rendu compte que ses athlètes de pointe quittaient le Canada, étant attirés par les généreux programmes de bourses des universités américaines. Il lui fallait donc trouver du financement pour créer son propre programme de bourses afin de lutter contre l’exode de ses meilleurs athlètes. Après avoir être touché par une émission de radio qui soulignait le grand nombre des décès causés par la conduite avec les facultés affaiblies, M. De Koninck a eu l’infâme idée d’utiliser ses nageurs et nageuses pour offrir, durant la période des fêtes, un service de chauffeur privé à tout automobiliste qui ne se sentait pas capable de conduire son véhicule de manière sécuritaire. Voilà comment est née l’Opération Nez rouge en décembre 1984.

Trente-cinq ans plus tard, grâce à la participation de plus de 1,1 million de bénévoles, l’Opération Nez rouge a réalisé non moins de deux millions de raccompagnements à travers le Canada. De plus, chaque année, grâce aux pourboires des clients et aux commandites du secteur privé récoltés à travers le Canada, c’est environ 1,6 million de dollars qui sont remis à la centaine de maitres d’œuvre qui organisent une Opération Nez rouge dans leurs communautés respectives. L’idée de Jean-Marie De Koninck a dépassé les frontières canadiennes et a même été reprise dans diverses grandes villes européennes, dont en France, en Suisse et au Portugal.

Quel membre précieux de votre communauté vous inspire? Profitez de cette occasion pour mettre en valeur leur travail inestimable et présenter leur candidature à un Prix pour le bénévolat du Canada dès aujourd’hui!