Je m’appelle Rosie Krause et je suis candidate à une maîtrise ès arts en Études juridiques à l’université Carleton. Mon diplôme de premier cycle est un baccalauréat ès arts avec distinction en Études de l’enfant avec une mineure en psychologie également obtenu à l’université Carleton. Au cours de ma troisième année d’études de premier cycle, j’ai décidé que je voulais poursuivre des études supérieures et je me suis fait carrément dire par un conseiller que je ne pourrais pas poursuive d’études supérieures, compte tenu de mes notes et de mon manque d’engagement. J’ai donc décidé de démentir cette personne, ce que j’ai réussi à faire. J’ai demandé de l’aide au service aux étudiants, j’ai fait un effort pour mieux connaître mes professeurs et j’ai commencé à m’engager auprès d’organismes sans but lucratif œuvrant auprès des jeunes. 

En deux ans, j’avais accumulé environ 4 000 heures d’expérience de travail pertinente dans le domaine; le bénévolat représentait 95 % de cette expérience. Le reste des heures d’expérience étaient rémunérées, puisque j’avais réussi à obtenir un emploi au sein de l’organisme où je faisais du bénévolat. J’ai travaillé là pendant 3 ans et demi, partant quand j’ai commencé à rédiger ma thèse de maîtrise. Ces expériences m’ont aidé à découvrir ce qui me passionnait et ce qui convenait à mes talents. Le bénévolat améliore la confiance en soi et  nous permet de mettre nos compétences à profit de façon tangible.

Depuis 2015,  je donne des présentations sur l’importance du bénévolat et de l’engagement, surtout dans le cadre du cours sur les toxicomanies de John Weekes, à Carleton J’ai fait du mentorat auprès de nombreux étudiants et je les ai aidés à trouver des occasions de bénévolat au sein de divers organismes. Même s’il est clair que le bénévolat joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de la plupart des organismes sans but lucratif, il est tout aussi important que les bénévoles acquièrent une expérience utile du même coup. Lors de mes présentations, je dis toujours qu’il ne faut être gêné de dire à un organisme ce que vous êtes en mesure de donner et ce que vous voulez retirer de votre expérience bénévole. Le bénévolat vous donne l’occasion de  faire profiter un organisme de vos compétences, de vos connaissances et de votre passion en plus de vous permettre d’apprendre et d’évoluer. Avoir la motivation de grandir et d’apprendre comme bénévole, ce n’est pas seulement acceptable, c’est encouragé.

Un autre point sur lequel j’insiste, c’est le fait que les études postsecondaires offrent une rare occasion d’accéder à des experts dans le domaine qui nous intéresse. Les professeurs sont souvent heureux de discuter de leurs recherches avec les étudiants et de favoriser leur croissance à l’intérieur comme à l’extérieur de la classe. C’est un réel privilège dont beaucoup de gens ne peuvent profiter. Ces connexions peuvent s’avérer essentielles pour cultiver un bon sens du but à atteindre et pour se bâtir un solide réseau au sein de la collectivité. 

Chaque fois que je parle du bénévolat, j’insiste sur la valeur du bénévolat et sur ce qu’il peut nous apprendre sur nous-mêmes. On découvre quel rôle on veut jouer dans le domaine qui nous intéresse. Dans mon cas, le bénévolat m’a rapidement aidé à déterminer que j’avais des affinités pour un domaine des soins de santé aux enfants différent de celui que j’avais choisi au départ. Depuis le jour où j’ai constaté ceci, j’ai toujours cherché des occasions d’essayer de nouvelles choses et de collaborer avec des gens passionnés.

Somme toute, j’aime beaucoup aider les gens dans leurs entreprises et encourager les autres à mieux se connaître et se situer par rapport au monde qui les entoure. Le bénévolat m’a procuré d’innombrables occasions de croissance et j’apprécie grandement la chance qui s’offre de partager mes expériences avec d’autres.