Le bénévolat appuyé par l’employeur (BAE) se définit comme toute activité engagée par un employeur pour encourager et inciter ses employés à faire du bénévolat dans leur milieu; celles-ci prennent souvent la forme d’une activité de bénévolat de groupe qui dure une seule journée.

Les employeurs peuvent avoir recours à une multitude d’approches et de stratégies pour mobiliser leurs employés. Les employeurs peuvent déclarer certains jours de travail « Journée de service » à l’échelle de l’entreprise, offrir des horaires souples et des programmes de récompense et même encourager le microbénévolat. Les employeurs ont tout intérêt à favoriser le bénévolat puisque 68 % des Canadiens préfèrent travailler pour une entreprise avec une solide culture de bénévolat que pour une entreprise qui n’en a pas.

La forme de BAE la plus courante permet à un groupe d’employés se rendent chez un partenaire communautaire pour accomplir une tâche pratique pendant toute une journée ou une demi-journée. La nature de la tâche dépend du partenaire communautaire, mais se traduit souvent par des projets de nettoyage à l’extérieur, par servir un repas ou par emballer des articles pour être distribués.

Du côté des partenaires communautaires, les bienfaits associés aux occasions de bénévolat d’un seul jour sont parfois mis en doute. Certains partenaires en profitent pour faire avancer leur mission, qu’il s’agisse de répondre à des besoins quotidiens de l’organisme ou de mener à bien un projet qui ne serait pas réalisable sans l’apport d’employés-bénévoles et de fonds de la part de l’entreprise. En revanche, certains organismes communautaires sont d’avis que la planification et la gestion de groupes d’employés imposent une charge indue à leurs ressources humaines déjà surchargées, que les projets ont peu d’impact et que l’éternel souhait d’un partenariat à long terme avec l’entreprise se matérialise rarement. De fait, les recherches menées par Bénévoles Canada indiquent que l’acceptation – ou le rejet – d’une demande de participation d’employés bénévoles n’est quasiment jamais pris en compte dans les décisions de l’entreprise relatives aux dons et au parrainage.

Certains partenaires communautaires n’ont pas avantage à offrir des occasions de bénévolat d’un seul jour en raison d’un manque d’espace ou de la nature de leur mission. Dans d’autres cas, nous proposons un réalignement. Au lieu de percevoir l’occasion uniquement comme une interaction avec une entité corporative, ils peuvent saisir l’occasion d’interagir avec les employés-bénévoles en tant que membres de la collectivité et potentiels bénévoles. À mesure que la notion de responsabilité sociale individuelle prend prise, les employeurs permettent de plus en plus à leurs employés d’organiser des journées de bénévolat, plutôt qu’un modèle de haut en bas. La plupart du temps, le bénévole qui cherche une occasion de bénévolat est passionné et a grandement à cœur d’appuyer la mission de votre organisme. 

La roue de la valeur du bénévolat – Apprends-en plus ici

La composition du groupe de bénévoles sera probablement diversifiée. Certains n’auront peut-être jamais fait de bénévolat ou, du moins, pas depuis l’école secondaire, et les motivations de chacun seront différentes – certains auront peut-être donné leur nom juste pour être sociables. Selon Statistique Canada, 44 % des Canadiens ont fait du bénévolat en 2013, c’est près de la moitié – mais cela veut aussi dire que 56 % n’ont pas fait de bénévolat.  L’expérience de bénévolat d’un seul jour encourage ces employés à se renseigner sur leur collectivité, à adopter un comportement prosocial, à découvrir les joies de l’altruisme et, possiblement, à trouver une cause qui les passionne et à continuer de faire du bénévolat. Dans le cas de certains employés, cette expérience pourrait devenir le point de départ d’un engagement bénévole à long terme auprès de votre organisme. 

Au minimum, les bénévoles appuyés par l’employeur peuvent en apprendre plus sur le partenaire communautaire et sur les personnes à qui ils viennent en aide. Le cofondateur de Realized Worth, Chris Jarvis, divise les expériences de bénévolat de groupe en deux catégories : transactionnelles et transformationnelles. Le fait de communiquer efficacement l’importance de la tâche accomplie par les bénévoles et d’expliquer qui en profite élève l’expérience et la rend transformationnelle.

De toutes ces façons, le bénévolat appuyé par l’employeur est en mesure d’incarner chacun des éléments que nous mettons de l’avant avec la roue de la Valeur du bénévolat, renforçant la confiance, les compétences, les liens et la collectivité. En optant pour un modèle qui met l’accent sur la qualité de l’expérience des bénévoles plutôt que de considérer le tout comme une étape qui renforce la relation avec l’employeur, les organismes communautaires ont tout intérêt à examiner la demande de bénévolat en déterminant en quoi l’activité peut leur être profitable et en quoi elle peut encourager l’engagement des citoyens. 


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Ce blogue est une republication, il a été adapté et mis à jour à partir du blogue original publié le 16 avril 2018.