J’ai eu le plaisir de participer, le mois dernier, à ma première conférence Points of Light à St. Paul, au Minnesota. Quelle expérience de rencontrer des gens de partout dans le monde qui œuvrent tous dans le but d’aider et d’améliorer leur collectivité en donnant et en faisant du bénévolat! 

La nature changeante du don et du bénévolat était au cœur des discussions tout au long de la conférence. La PDG de Points of Light, Natalye Paquin, a inauguré la conférence en lançant un défi aux participants : « À quoi ressemblerait la vie dans vos communautés s’il n’y avait pas de portes arrière, pas d’obstacles empêchant les gens de s’engager, de mener et d’appuyer des causes qui leur tiennent à cœur? ». Elle nous invitait à regarder au-delà des approches et du bénévolat traditionnels et à tenir compte de toutes les formes de mobilisation, de comment et quand les gens dépensent leur argent, choisissent de voter, s’engagent en ligne dans des causes qui leur importent, lancent des entreprises sociales et choisissent de travailler.

Avec ce défi en tête, je me suis rendue aux séances dont certaines j’avais présélectionnées et d’autres que je choisissais sur le tas.

La Croix-Rouge américaine nous a guidés à travers un voyage dans l’avenir pour voir en quoi des scénarios spéculatifs peuvent et devraient nous aider à nous organiser et à organiser nos efforts en vue de réagir et de s’adapter aux changements qui s’opèrent tout autour de nous. Utilisant une méthodologie prévisions d’avenir, nous avons examiné de façon non linéaire l’avenir, reconnaissant que l’avenir peut ne pas être prévisible, mais que l’examen d’avenirs possibles peut nous aider à orienter nos efforts vers l’avenir auquel nous aspirons.
Leçon à tirer : Il y a des signes de changement tout autour de nous (p. ex., une société sans argent). Si nous ne portons pas attention et si nous ne nous adaptons pas, nous serons laissés derrière. 

Gregg Petersmeyer a partagé les résultats de sa recherche auprès de plus de 200 personnes ayant reçu un prix Points of Light pour déterminer les traits qui les préparent au service, les événements qui les incitent à agir, les bienfaits qu’ils en retirent et les comportements qui favorisent leur réussite. L’un des déclencheurs qui les incitent à agir, c’est quand on leur demande de l’aide.
Leçon à tirer : Ne sous-estimez pas le pouvoir d’une question.

J’en ai appris sur les caractéristiques et les valeurs d’une génération à l’autre et en quoi ces dernières devraient favoriser la conception des programmes de recrutement et de maintien des bénévoles, alors que Ken Culp de l’université du Kentucky nous a aidés à comprendre les différences générationnelles. Les événements au fil du temps (p. ex., guerres, crash économique, ère de l’Internet, révolution industrielle) et les valeurs du jour (p. ex., stabilité, réputation, travail d’équipe et collaboration) ont moulé la vie de chaque génération et, par conséquent, le type de bénévolat qui attire les gens et les récompenses qu’ils apprécient.
Leçon à tirer : Il importe de se souvenir que les gens ne sont pas tous coulés dans le même moule et de l’importance d’arriver à bien connaitre vos bénévoles.

J’ai eu le plaisir d’assister au point culminant du sommet des jeunes où des équipes de jeunes chefs de file partageaient leurs idées pour créer du changement au sein de leurs collectivités et nous rappelaient tous qu’ils ne sont pas l’avenir, ils sont le présent. Ils nous ont invités à travailler à leurs côtés pour améliorer nos collectivités et ne pas léguer nos erreurs, nos systèmes défectueux et nos méchants problèmes à la prochaine génération.
Leçon à tirer : Nous sommes dans cette situation tous ensemble et nous avons tous quelque chose à contribuer.

Une dynamique discussion de groupe sur l’engament civique nous a rappelé l’importante perte de confiance dans nos institutions et organismes et en quoi le langage et la terminologie peuvent constituer des obstacles à la participation. L’expertise et le savoir qui existent dans nos collectivités, dans les expériences des citoyens, sont souvent laissés pour contre dans les débats théoriques et la simplification de narratifs complexes.
Leçon à tirer : Le « comment » de l’engagement civique a changé et continue de changer, mais son importance est plus grande aujourd’hui que jamais auparavant.

Kelly Lovell, une jeune entrepreneure du Canada (bravo, des compatriotes canadiens dans la salle!) nous enjoignait et nous avisait de trouver de nouvelles façons d’engager la participation des milléniaux au-delà de l’éducation et de la sensibilisation et plus vers l’action. Elle nous parlait de son projet actuel visant à engager les milléniaux dans des actions qui tirent profit de la technologie, des jeux vidéo et du cadre mondial des Objectifs de développement durable des Nations-Unies.
Leçon à tirer : La sensibilisation peut constituer une première étape, mais le changement passe par l’action.

J’ai aussi eu l’occasion de présenter la Valeur du bénévolat. Il y a plus de façons de déterminer la valeur des bénévoles qui contribuent à nos collectivités que le nombre d’heures qu’ils donnent et que la valeur économique qu’ils génèrent. Quand nous prenons un moment pour évaluer toutes les façons que les bénévoles aident nos organismes, nos quartiers, nos entreprises et notre société, tout en générant de la valeur pour eux-mêmes, c’est vraiment épatant de réfléchir à la portée et aux ramifications de leurs contributions.

J’ai été rappelée de cette valeur, sous toutes ses formes, tout au long de la conférence. Peu importe où vous vous trouvez dans le monde, vous êtes certains de trouver des personnes qui donnent de leur temps et leurs talents pour venir en aide aux causes qui leur tiennent à cœur, aux membres de leurs collectivités et à la société en général. J’ai quitté la conférence inspirée, dynamisée, motivée à faire mieux et consciente d’être appuyée par une communauté mondiale de pairs.